vendredi 22 mars 2013

Ayoye

Ayoye!
Je viens encore de me briser le petit orteil sur la base du lit de ma chambre dans cette Guest house raisonnable de Katmandou. Il est huit heure le soir, on y voit rien, noir de chez noir. C'est sans surprise; les coupures de courant sont maîtres ici.
Je me suis longtemps demandé pourquoi; pourquoi de grands secteurs de la villes étaient constamment plongés dans le noir de manière tout à fait arbritraire, sans aucun préavis. Pourquoi tant de restaurants fonctionnaient sur d'énormes génératrices, pourquoi les gens acceptaient de vivre dans de telles conditions. Là d'où je viens, les pannes de courant sont une aventure en soit. Très rare, elles ne durent généralement que quelques heures, et nous possédons toujours le nécessaire sous la main pour palier au manque d'électricité.
Ici, elles peuvent durer jusqu'à 16 heures sur 24. Elles surviennent quand çaleur plait, ou plutôt lorsque ça plait aux Indiens. En effet, le Népal se voit approvisionné en electricité par l'Inde depuis bon nombre d'années. Ils ne sont pas fous; les compagnies indiennes achètent des terres stratégiques au Népal où ils peuvent produire de l'énergie électrique (hydraulique, solaire, etc.) et ensuite, la revendent aux habitants du pays.
Mmmmm, on dirait une prise du contrôle, une sorte d'invasion, oui! N'ayons pas peur de mâcher nos mots.
Oui. Voilà.
Ici, au coeur du Népal, on peut sentir les subtiles tensions avec l'Inde. Le pays abritant une bonne majorité de l'Himalaya semble indépendant, paisible, heureux. Cependant, il ne faut pas gratter bien profond pour prendre conscience du problème identitaire de la nation; le met national porte un nom indien (à vrai dire, il est carrément indien). Car bien que le Népali et l'Hindi possèdent la même calligraphie, le même alphabet, ils sont tout de même très différents, à peu près l'équivalent du français à l'espagnol. Un Québécois ne parlant pas espagnol pourra tout de même saisir quelques mots lors d'un dialogue en langue étrangère. Il en va de même pour l'Hindi et le Népali. Et, par l'ocurrence, le plat le plus important du Népal, le Dal Bhat, porte ce nom signifiant fèves et riz, en Hindi. Ironie?
Bref, la musique pop du Népal est hindi, la nourriture l'est aussi, les vêtements, pour la plus part, sont taillés de mêmes modèles dans les mêmes tissus, et plus encore. Cependant, l'Inde à quelques petites choses que son voisins du nord ne possède pas. Il a l'avancée (système ferroviers bien développé), il a la situation stratégique d'accès à la mer et oh, oui, c'est vrai, il a un milliard d'habitants.
Plus le temps avance, pour la laine de yak se fait manger par balles sur le dos des habitants du Népal. C'est pas difficile à deviner; j'ai rencontré beaucoup de gens de Katmandou, Pokhara et des montagnes qui baissaient les yeux en abordant le sujet. Les gens d'ici sont désabusés: durant combien de temps encore pourront-ils voir clair? Quand s'en ira définitivement la lumière, quelle sera la dernière coupure de courant? Combien de temps encore les Népalais se laisseront casser les orteils sur les bords de lit avant de réagir?
Ne laissons pas cette nation faire d'elle-même un Tibet. 



un 8 mars... en retard



"Élever une fille, c'est comme arroser le jardin de son voisin" Proverbe népalais

Être une femme au Népal n'est pas aussi rose que leurs saris.
À première vue, ce n'est pas si mal. Il est possible d'observer plusieurs femmes à la tête d'entreprises commerciales. Les plus courantes sont les guest house, les restaurants pour touristes, agences de massages, etc. En effet, de façon tout à fait ironique, l'manciaption de la femme népalaise doit beaucoup à la guerre. L'armée chinoise est venue recruter bon nombre de gaillards népalais qui souhaitaient sur faire un bon moments; reconnus pour leurs habiletés en montagne et leur endurance, on les embauchait facilement. Or donc, les femmes se retrouvaient seule au foyer, et reprenaient – ou démarraient - l'affaire familiale.
Cependant, il n'en est pas toujours ainsi.
Le trafic humain est aussi une réalité du pays; entre 10 000 et 15 000 jeunes filles sont vendues et déportées en Inde chaque année. Là-bas, elles travaillent comme domestiques dans des maisons de riches, comme ouvrière dans les usines ou encore comme prostituées en maisons closes. On soupçonne, à ce jour, qu'une centaine de mille de jeunes Népalaises travailleraient dans le milieu du sexe en Inde. La moitié d'entre elles seraient séropositives. Et lorsque les symptômes de la maladie paraissent, elles ne peuvent plus travailler et retournent, la majorité du temps, dans leur famille au Népal. Ne soyez pas soulagés si vite: elles y sont généralement également rejetées, car perçues comme souillées. Aucune assistance sociale n'existe à ce jour pour prêter main forte à ces jeunes filles abandonnées.
Ceci dit, pour tenter de contrer la vente des enfants, une organisation népalaise, la Nepal Youth Foundation "procure un porcelet et un stock de kérosène à chaque fille gardée à la maison". Brillant! Les résultats semblent encourageant.

Pour ce qui est des femmes adultes du pays, les conditions de vie ne sont pas facile. 35% d'entre elles sont alphabetisée (contre 49% chez les hommes. Elles sont les premières à quitter l'cole en cas de situation économique difficile de la famille), le taux de mortalité est nettement supérieur à celui masculin, les heures passées au travail également. Ceci dit, le salaire reçu n'est en aucun cas comparable; une fille vaudrait fondamentalement moins qu'un homme.

De vieilles traditions existent au pays. Bien qu'abolient pour la plus part entre les années 1920 et 2 005, on peut soupçonner qu'elles restent implicitement dans les moeurs. Par exemple, lorsqu'une femme perd son mari, selon le sati, elle devrait se jeterdans le feu lors de la crémation de son homme. Également, les Népalaises de plus de 35 ans ne peuvent obtenir un passeport sans l'autorisation de son mari.
Par contre, les avancées des droits féminins sont indéniable. Le droit à l'avortement fût voté en 2002, certaines mesures favoisant l'intégration des jeunes filles à l'école sont appliquées dans certains secteurs et plusieurs traditions barbares tentent à disparaîtres.

Peut-être un jour, les Népalais rciteront-ils ce proverbe:
"Élever une fille, c'est semer la première graine d'un champ de blé".

samedi 9 mars 2013

Vipassana

De retour sur le web, apres une longue absence! Et oui! Ce quil y a de beau, avec les voyages, cest quon en fait ce que lon veut. Et apres Vipassana, disons que javais besoin de vivre un maximum de sensations, et donc pas trop flaner sur internet et raconter tout ca. Mais bon, la, je suis prete, alors je vous explique.

Vipassana oganise des retraites de meditation de 10 jours pour les debutant, 25 et 45 jours pour les plus avertis. Comme cetait ma premiere fois, je me suis inscrite a celle de 10 jours... Une sacre chance!
En integrant ce centre de meditation, je mengageais  a respecter les reglements suivants:
1. Ne pas tuer
2. Ne pas voler
3. Ne pas faire usage dintoxiquants
4. Ne pas mentir (tout court le "noble silence",  soit linterdiction de communiquer par la paroles, lecrit ou les geste, nous etait impose tout le long des 10 jours. Difficile de mentir dans ces conditions....)

De plus, nous devions couper notre esprit de tout stimulis  intellectuels afin de pouvoir travailler en profondeur. Donc pas de lectue, decritue, de dessin, de chant, de danse, de yoga ou quelconque forme de creation durant la retraite. Seulement meditation de 4h30 du matin a 9h30 du soir. Oui oui.

Une chose est clair, cetait pas evident. Je ne peux pas expliquer la philosophie de Vipassana sur ce blog en 2 lignes, donc je me contenterai de raconter mon experience.

Je peux dire que les premies jous, je me sentais idiote. Par apres, incompetente. A un tel point que le jours 5, je fini mes valises. Cen etait fini pour moi; jhaissais mon petit coussin bleu de meditation sur lequel je devais pose mon derriere 12 heures par jour, assise en indien, a ne pas broncher. Jhaissais le  bruit des singes qui se querellent sur le toit de taule du hall de meditation. Jhaissais le gong qui regulait notre horaire quotidien, jhaissais les douche froides et le froid permament du centre de meditation, jhaissais les professeurs assis a lavant pour qui tout ca semblait si facile.
Ma determination (tete de cochon) a vaincu sur la faiblesse, comme dhabitude. Et je suis restee. Jusquau bout. Je peux definitivement dire que ce fut lexperience la  plus penible de ma vie, mais egalement une des plus enrichissante. Cest losque jai compris quon a pas besoin de coire au Bouddha pour croire en la meditation que jai reussi a concentrer mon esprit en sentir ce quetaient les bienfaits de mediter. Cest une experience reellement  incroyable, que je souhaite a tous!!