dimanche 21 avril 2013

Laroles, Alpujarra, Andalucia

Bon.
Franchement, j'ai pas la vie très dure.
Je suis arrivée le 18 avril dans la famille où je "travaille" en échange d'hébergement et de bouffe. Je vis donc dans ce petit, petite village blanc en flanc de colline, très typique d'Andalousie. Ici, on y parle un espagnol sans "s" et on fait sauter le plus de lettre possible dans un mot. Ça donne un résultat artistique, fluide et incompréhensible. 
Malgré les cactus en bord de route, la terre rouge et les herbes sèches, malgré la Méditérannée que l'on peut apercevoir au loin quand ya pas de nuage qui la recouvre, il fait pas si chaud. Bon, d'accord, il fait jamais en bas de 15 degrés, mais ici c'est muy frio. 

Vue du balcon. Au loin sous les nuages entre les collines, c'est la Méditérannée

Hors donc, mes journées sont belles: je nourris 7 chiots, lave le balcon (énorme) derrière eux, je joue à la nounou pour l'enfant de la maison en peignant avec lui, le sortant dans la rue ou en jouant à la wii (inutile de préciser que dans chacune de ces activités, j'ai généralement plus de plaisir que lui) et je promène les deux chiens adultes de la maison dans la montagne, où je peux m'asseoir et écrire le temps qu'il me plait.
Je souhaiterais que cette époque ne se termine jamais; j'adore la famille où je vis, et sa famille à elle. Hier, nous sommes allés à un barbecue chez la mère de la femme de la maison; lle habite dans une de ces typiques maisons andalousienne, fait de roc et de bois, le bas des murs recouvert de céramique marocaine, deux bureaux conçu pour écrire et livre et vivre, une cuisine munie d'un feu de foyer et de deux immense fenêtres ouvrant sur l'Andalousie jusqu'à la mer. Passer un après midi dans ce cotijo à boire du vin local, manger des grillades, du pain frais et du fromage de chèvre, je vous jure ça change du Daal Bhat au coeur de Kathmandu (non pas que je me plaigne; je souligne seulement le contraste). 

la maison de mes rêves avec l'abuelo de la familia (c'tait sa fête t'sais)


Bref, je suis bien. Aujourd'hui, au village on fêtait la Santo-Marco (personne a vraiment pu m'expliquer c'est quoi - tout le monde s'en fout -  mais on a eu de la soupe gratuite, une raison de boire et danser et un show typiquement espagnol). 
Viva Santo-Marco!!

Moi pis l'enfant dont je suis la nounou en anges avec le pain rond de la Santo-Marco

jeudi 18 avril 2013

Granada, je t'aime d'amour


J'aime être assise à cette table banale sur cette place publique, sous le soleil de 13h00. J'aime que le serveur m'apporte mon café en chantant (je suis incapable d'arrêter d'en boire depuis que je suis ici), j'aime sentir le parfum du breuvage chaud trois table avant de recevoir la tasse, j'aime qu'il se mélange à celui des lilas en fleur autour de moi, j'aime à regarder les gens s'Attarder devant le kiosque à journaux à la gauche, entre moi et le rue, j'aime les 30 ou 35 degrés d'air ambiant mais encore plus la petite brise qui se faufile à travers les hauts édifices pour venir m'effleurer les bras, j'aime définitivement l'amertume franche et la finalité sèche de la saveur de mon café.
C'est quand même flippant de constater que je suis exactement là où j'ai envie d'être à faire ce que j'ai envie d'y faire. Que je vis exactement ce à quoi je rêvais depuis quelques années.  

Que je réalise mon rêve, putain.

Granada je t'aime d'amour. Tu es belle sous le soleil  sous tes 30 degrés en avril tu es belle avec tes palmiers en contraste avec les montagnes blanches derrière, tu es belle avec tes tables tes chaises tes parasols sur le trottoir, tu es belle, douce, calme et jolie, je t'aime.


lundi 15 avril 2013

Bye bye!

Je crois avoir vu tout ce que je voulais voir au Népal.
Coup de coeur pour sûr: Ce pays est un bijou.
Si on récapitule:
- trek du camp de base de l'Annapurna (10 jours)
- Retraite de méditation à Vipassana (10 jours)
- Visite du parc National de Chitwan - la jungle quoi - (5 jours)
- Trek culturel autour de Pokhara (5 jours)
- Volontariat dans un  orphelinat (10 jours)
- Festival Holi (1 sacrée journée)
- Trek du camp de base de l'Everest (12 jours)
- Journée de moto
- Figuration dans  un film chinois (2 jours)

Merci à Kathmandu pour ses murs d'escalades, ses temples, ses durbar squares à n'en plus finir, pour son lot de belles personnes, pour son authenticité.
Merci au Népal pour sa culture riche, son climat qui m'est favorable, ses montagnes à se jeter par terre, sa jungle, son thé, ses journées chaudes et ses nuits fraîches, son peuple chaleureux, sa bouffe délicieuse.
J'y suis arrivée le 30 janvier, et je quitte dans quelques heures pour l'Espagne.
De retour dans quelques jours avec de nouvelles aventures!!

Holi fest, Durbar Square, Kathmandu

sur le chemin de l'Everest

dimanche 7 avril 2013

Sagarmatha

Mise à niveau: Sagarmatha, communément appelé Everest, est ce monstre de hauteur (8 847 mètres) surplombant l'Himalaya. À moitié au Népal à moitié au Tibet, cette montagne n'a pas de frontière quant à ce qui est des victimes.

Un pas pire spot que t'as là ma Anne-Ma!


Le 27 mai passé, j'ai pris l'Avion de Kathmandu pour Lukla, cette petite ville touristique à l'origine du sentier menant à l'Everest. 12 jours passés en montagne, loin de tout moteur, stress... et douches.

Je ne décrierai pas ici le trek au complet, vous vous lasseriez de le lire avant la moitié. Cependant,je vous dirai seulement que ce fut une expérience incroyable. J'ai repoussé mes limites au delà de ce que je me croyais capable de faire, j'ai frôlé les glaciers et les déserts en 12 jours, j'ai vécu dans le ventre de l'Himalaya pour vrai. Ça a quelque chose de vertigineux, je vous assure.

"(L'everest) C'est un immense caillou noir que l'on aura échappé par mégarde au milieu d'un jeu de bille. Voilà."
L'Everest n'est pas beau, loin de là. Il jure affreusement avec l'immaculée qui l'entour. Et il enfle, et il enfle avec toutes les histoires, les légendes et les mythes qui le gonflent. Il en impose, ça c'est clair.

Viens pas me dire que ce caillou noir est beau. Non.

En redescendant, j'ai rencontré quelques expéditions qui visaient le sommet. Par exemple, ces deux meilleurs amis d'Argentine, deux hommes frôlant la cinquantaine guides pour l'Aconcagua, la plus haute montagne d'Amérique (ils l'ont grimpé respectivement 59 fois) qui décidaient finalement à se lancer pour l'Everest. J'ai tenté de les prévenir; c'est dangereux, n'y allez pas. En plus, elle est même pas belle, ça vaut pas le détour.
Rien à y faire; les hommes sont lancés pour mai.
À la table d'à côté, un jeune homme du Mexique, 33 ans, s'est joint à la conversation, heureux de discuter en espagnol. Pour sa part, il compte gravir l'Everest en solo côté sud-ouest, soit au Népal, en mi-mai et, dix jours plus tard, entreprendre à nouveau son ascension mais cette fois-ci, du côté du Tibet. Afin d'être bien préparé, il me dit tout bonnement qu'il revient tout juste, il y a deux semaine, d'un Ironman dans son pays. Juste pour l'entraînement, garder la forme, qu'il dit.
Peu de temps après, il y a cette jeune fille qui arrive dans notre tea house avec sa brigade. Nous écoutant parler du sommet (on a passé à l'anglais entre-temps), elle se joint à la conversation. Mélissa, USA, 29 ans, s'est déjà rendue par quatre fois au sommet. En plus, elle est hyper belle.

Bref, ce trek m'a désappointé de tous les côtés; ce qui se présentait pour moi comme l'un des plus grands trips de ma vie s'est relativisé à une simple expérience, un avant goût de ce que pourra être le futur. Moi qui m'engageais vers la plus impressionnante, belle, immense montagne du monde fut désillusionnée face au caillou noir que se révéla être l'Everest.
J'en sors changé, c'est certain.
La question est:
Quelle sera la prochaine montagne?

Un all you can eat sur le top de l'Himalaya, je comprends dont, avec cette altitude-là, c'est impossible de manger!

vendredi 22 mars 2013

Ayoye

Ayoye!
Je viens encore de me briser le petit orteil sur la base du lit de ma chambre dans cette Guest house raisonnable de Katmandou. Il est huit heure le soir, on y voit rien, noir de chez noir. C'est sans surprise; les coupures de courant sont maîtres ici.
Je me suis longtemps demandé pourquoi; pourquoi de grands secteurs de la villes étaient constamment plongés dans le noir de manière tout à fait arbritraire, sans aucun préavis. Pourquoi tant de restaurants fonctionnaient sur d'énormes génératrices, pourquoi les gens acceptaient de vivre dans de telles conditions. Là d'où je viens, les pannes de courant sont une aventure en soit. Très rare, elles ne durent généralement que quelques heures, et nous possédons toujours le nécessaire sous la main pour palier au manque d'électricité.
Ici, elles peuvent durer jusqu'à 16 heures sur 24. Elles surviennent quand çaleur plait, ou plutôt lorsque ça plait aux Indiens. En effet, le Népal se voit approvisionné en electricité par l'Inde depuis bon nombre d'années. Ils ne sont pas fous; les compagnies indiennes achètent des terres stratégiques au Népal où ils peuvent produire de l'énergie électrique (hydraulique, solaire, etc.) et ensuite, la revendent aux habitants du pays.
Mmmmm, on dirait une prise du contrôle, une sorte d'invasion, oui! N'ayons pas peur de mâcher nos mots.
Oui. Voilà.
Ici, au coeur du Népal, on peut sentir les subtiles tensions avec l'Inde. Le pays abritant une bonne majorité de l'Himalaya semble indépendant, paisible, heureux. Cependant, il ne faut pas gratter bien profond pour prendre conscience du problème identitaire de la nation; le met national porte un nom indien (à vrai dire, il est carrément indien). Car bien que le Népali et l'Hindi possèdent la même calligraphie, le même alphabet, ils sont tout de même très différents, à peu près l'équivalent du français à l'espagnol. Un Québécois ne parlant pas espagnol pourra tout de même saisir quelques mots lors d'un dialogue en langue étrangère. Il en va de même pour l'Hindi et le Népali. Et, par l'ocurrence, le plat le plus important du Népal, le Dal Bhat, porte ce nom signifiant fèves et riz, en Hindi. Ironie?
Bref, la musique pop du Népal est hindi, la nourriture l'est aussi, les vêtements, pour la plus part, sont taillés de mêmes modèles dans les mêmes tissus, et plus encore. Cependant, l'Inde à quelques petites choses que son voisins du nord ne possède pas. Il a l'avancée (système ferroviers bien développé), il a la situation stratégique d'accès à la mer et oh, oui, c'est vrai, il a un milliard d'habitants.
Plus le temps avance, pour la laine de yak se fait manger par balles sur le dos des habitants du Népal. C'est pas difficile à deviner; j'ai rencontré beaucoup de gens de Katmandou, Pokhara et des montagnes qui baissaient les yeux en abordant le sujet. Les gens d'ici sont désabusés: durant combien de temps encore pourront-ils voir clair? Quand s'en ira définitivement la lumière, quelle sera la dernière coupure de courant? Combien de temps encore les Népalais se laisseront casser les orteils sur les bords de lit avant de réagir?
Ne laissons pas cette nation faire d'elle-même un Tibet. 



un 8 mars... en retard



"Élever une fille, c'est comme arroser le jardin de son voisin" Proverbe népalais

Être une femme au Népal n'est pas aussi rose que leurs saris.
À première vue, ce n'est pas si mal. Il est possible d'observer plusieurs femmes à la tête d'entreprises commerciales. Les plus courantes sont les guest house, les restaurants pour touristes, agences de massages, etc. En effet, de façon tout à fait ironique, l'manciaption de la femme népalaise doit beaucoup à la guerre. L'armée chinoise est venue recruter bon nombre de gaillards népalais qui souhaitaient sur faire un bon moments; reconnus pour leurs habiletés en montagne et leur endurance, on les embauchait facilement. Or donc, les femmes se retrouvaient seule au foyer, et reprenaient – ou démarraient - l'affaire familiale.
Cependant, il n'en est pas toujours ainsi.
Le trafic humain est aussi une réalité du pays; entre 10 000 et 15 000 jeunes filles sont vendues et déportées en Inde chaque année. Là-bas, elles travaillent comme domestiques dans des maisons de riches, comme ouvrière dans les usines ou encore comme prostituées en maisons closes. On soupçonne, à ce jour, qu'une centaine de mille de jeunes Népalaises travailleraient dans le milieu du sexe en Inde. La moitié d'entre elles seraient séropositives. Et lorsque les symptômes de la maladie paraissent, elles ne peuvent plus travailler et retournent, la majorité du temps, dans leur famille au Népal. Ne soyez pas soulagés si vite: elles y sont généralement également rejetées, car perçues comme souillées. Aucune assistance sociale n'existe à ce jour pour prêter main forte à ces jeunes filles abandonnées.
Ceci dit, pour tenter de contrer la vente des enfants, une organisation népalaise, la Nepal Youth Foundation "procure un porcelet et un stock de kérosène à chaque fille gardée à la maison". Brillant! Les résultats semblent encourageant.

Pour ce qui est des femmes adultes du pays, les conditions de vie ne sont pas facile. 35% d'entre elles sont alphabetisée (contre 49% chez les hommes. Elles sont les premières à quitter l'cole en cas de situation économique difficile de la famille), le taux de mortalité est nettement supérieur à celui masculin, les heures passées au travail également. Ceci dit, le salaire reçu n'est en aucun cas comparable; une fille vaudrait fondamentalement moins qu'un homme.

De vieilles traditions existent au pays. Bien qu'abolient pour la plus part entre les années 1920 et 2 005, on peut soupçonner qu'elles restent implicitement dans les moeurs. Par exemple, lorsqu'une femme perd son mari, selon le sati, elle devrait se jeterdans le feu lors de la crémation de son homme. Également, les Népalaises de plus de 35 ans ne peuvent obtenir un passeport sans l'autorisation de son mari.
Par contre, les avancées des droits féminins sont indéniable. Le droit à l'avortement fût voté en 2002, certaines mesures favoisant l'intégration des jeunes filles à l'école sont appliquées dans certains secteurs et plusieurs traditions barbares tentent à disparaîtres.

Peut-être un jour, les Népalais rciteront-ils ce proverbe:
"Élever une fille, c'est semer la première graine d'un champ de blé".

samedi 9 mars 2013

Vipassana

De retour sur le web, apres une longue absence! Et oui! Ce quil y a de beau, avec les voyages, cest quon en fait ce que lon veut. Et apres Vipassana, disons que javais besoin de vivre un maximum de sensations, et donc pas trop flaner sur internet et raconter tout ca. Mais bon, la, je suis prete, alors je vous explique.

Vipassana oganise des retraites de meditation de 10 jours pour les debutant, 25 et 45 jours pour les plus avertis. Comme cetait ma premiere fois, je me suis inscrite a celle de 10 jours... Une sacre chance!
En integrant ce centre de meditation, je mengageais  a respecter les reglements suivants:
1. Ne pas tuer
2. Ne pas voler
3. Ne pas faire usage dintoxiquants
4. Ne pas mentir (tout court le "noble silence",  soit linterdiction de communiquer par la paroles, lecrit ou les geste, nous etait impose tout le long des 10 jours. Difficile de mentir dans ces conditions....)

De plus, nous devions couper notre esprit de tout stimulis  intellectuels afin de pouvoir travailler en profondeur. Donc pas de lectue, decritue, de dessin, de chant, de danse, de yoga ou quelconque forme de creation durant la retraite. Seulement meditation de 4h30 du matin a 9h30 du soir. Oui oui.

Une chose est clair, cetait pas evident. Je ne peux pas expliquer la philosophie de Vipassana sur ce blog en 2 lignes, donc je me contenterai de raconter mon experience.

Je peux dire que les premies jous, je me sentais idiote. Par apres, incompetente. A un tel point que le jours 5, je fini mes valises. Cen etait fini pour moi; jhaissais mon petit coussin bleu de meditation sur lequel je devais pose mon derriere 12 heures par jour, assise en indien, a ne pas broncher. Jhaissais le  bruit des singes qui se querellent sur le toit de taule du hall de meditation. Jhaissais le gong qui regulait notre horaire quotidien, jhaissais les douche froides et le froid permament du centre de meditation, jhaissais les professeurs assis a lavant pour qui tout ca semblait si facile.
Ma determination (tete de cochon) a vaincu sur la faiblesse, comme dhabitude. Et je suis restee. Jusquau bout. Je peux definitivement dire que ce fut lexperience la  plus penible de ma vie, mais egalement une des plus enrichissante. Cest losque jai compris quon a pas besoin de coire au Bouddha pour croire en la meditation que jai reussi a concentrer mon esprit en sentir ce quetaient les bienfaits de mediter. Cest une experience reellement  incroyable, que je souhaite a tous!!

mercredi 13 février 2013

l'A.b.c. du Népal


L'Annapurna Base Camp est un des plus beau trek du monde, selon le Lonely Planet. Un bon dix jours passé dans les montagnes, dans les forêts de rhododendrons, dans la jungles, sur les pics (modestes) hymalayens et surtout, surtout, dans la cuve créée par plus de six monts de 8 000 mètres, là où se situe le camp de base de l'Annapurna.

l'Hymalaya vue au petit matin


À mon habitude, j'ai fait les choses à ma tête. J'y suis donc allée dans la pire saison, celle où généralement les deux derniers jours avant d'arriver au base camp sont bloqués car il y a plus d'un mètre de neige... et de grands risques d'avalanches. Toutes les personnes rencontrées venant dans le sens inverse avaient rebroussés chemin à Deureli, le dernier village avant l'A.B.C. Ils prétendaient que l'accès y était impossible de par les risques d'hiver.
 

C'est donc munie de mon sac-à-dos de dix kilos de vêtements chauds et accompagnée par Basu, mon guide formidable, que nous avons entrepris l'ascension jusqu'à 4 190 mètres. C'est pas tant que ça, direz-vous; et pourtant, ils furent nettement plus durs que ceux connus au Pérou. Était-ce dû au climat hivernal, à la charme sur mon dos, aux 7h de trek hebdomadaires en escaliers (soient montants ou descendant)? Reste que ce fût le trek le plus difficile et le plus beau de mon existence.

Viens avec l'altitude les symptômes auxquels mon Dieu, je finis par m'attacher:
- Les mains qui enflent et-ou angourdissent
- Les petites grafignes qui ne cicatrisent JAMAIS
- Les maux de têtes-coeur-digestifs
- Perte d'appétit et de sommeil
- L’essoufflement rapide
- Les questions: pourquoi suis-je donc ici?
- La vue à couper le souffle de n'importe qui
- L'incommensurable satisfaction d'y être arrivé.

Aussi, faire l'A.B.C. en février, c'est:
- Avoir les sentiers à toi (très peu de touristes, sauf quelques groupes sympa de Chinois et Koréens. Je me suis fait plusieurs potes asiatiques, c'était chouette!)
- Voir le début de l'éclosion des rodhodendrons
- Voir des singes à tout bout de champ qui te suivent de haut
- Voir des envolées de perruches vertes fluo à queue jaune
- Se voir le chemin bloqué par des buffalos évachés au soleil
- Avoir une journée de repos forcée par la tempête de neige-pluie-neige-pluie et, par la même occasion, lire un roman arlequin indien, très spirituel
- Voir des avalanches
- Boire les thé les plus réconfortants du monde
- Avoir l'Hymalaya dans face, que pour soir

Forêt de rodhodendrons


Bref, ça permet de réfléchir énormément,  d'appendre un peu de Népali et de Sanskrit, de faire le point sur bien des aspects de sa vie et d'avancer d'un bon pas. Ca permet de mettre à l'épreuve ses épaules, son dos, ses jambes, ses (maudits) genoux, sa volonté et de repousser les limites du merveilleux.

      
Anne-Ma qui traverse une avalanche





La Anne-Ma au top, et ben contente de l'être!

, je pars en retraite de 10 jours au centre de méditation Vipassana. Mon initiation en intensif à la méditation! Je te tiendrai au courant, cher public!

p.s. ça fait réfléchir lorsque tu croises un couple de Japonais retraités qui sont heureux de te croiser sur l'Hymalaya, et qui répondes à ta question "pourquoi le Népal" par "C'est notre plus grand rêve à tous les deux" et que tu réponds "Eh, moi aussi!".
De voir qu'à 21 ans, j'ai le pouvoir de réaliser mes plus grands rêves, ceux que certains ne pourront jamais faire... Et après j'ose me plaindre d'un mal de genoux? FUCK!

jeudi 31 janvier 2013

Stupa Boudhanath

Cette stupa, située en plein coeur de Katmandou, est, selon mon palmarès, une des plus belle chose au monde (et selon le palmarès de l'UNESCO aussi...). Elle est célèbre pour être la plus grande Stupa d'Asie, (je doute fort qu'il y en ait ailleurs, donc dans mon coeur, du monde). Elle a été construite en l'an 600 par un roi Tibétain du nom de Songtsen Gampo. Celui-ci l'érigea en signe de contrition après avoir tué involontairement son père.

"Oui mais fuck, on s'en fout du roi Tibétain! C'est quoi, une stupa?!"

Ok, ok, minute.
Un stupa est une grande structure religieuse qui, selon des dire, servaient à abriter de saintes reliques de bouddhistes décédés. Physiquement, elle a également une grande signification.
Premièrement, elle illustre la voie du Bouddha vers l'Illumination.

La base de la stupa représente la terre. Le dôme, qu'en à lui, illustre l'eau et la tour carrée dorée, le feu. L'espère de pyramide au dessus symbolise une flèche qui elle, non seulement matérialise l'air, mais est composée de treize étages à l’effigie des treize niveaux que l'homme doit franchir pour accéder au Nirvana. Finalement, l'ombrelle du sommet signifie le vide au-delà de l'espace. C'est beau non?



Ce qu'il y a d'encore plus beau, ce sont tous ces gens, la pour la plus part des moines tibétains élégants dans leurs robes bordeaux, tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour de cette immense construction en faisant rouler, de leur main droite, les milliers de moulins à prière qui ornent la façade du bas. Ils circulent en marmonnant tout bas des prières incompréhensibles. Il y a un respect palpable qui fotte dans l'air; cet  endroit est magique. L'envie me prend soudain de désirer être religieuse. 

Et vous?

Par la suite, j'ai visité un monastère. Ils sont d'une beauté époustouflante! Les murs  et les plafonds sont entièrement couverts de peintures et dorures, les statues divines sont... divines et je m'y suis fait un pote moine qui m'a béni version bouddhique et m'a attaché une petite corde rouge au poignet avec un noeud dedans pour me donner de la force et du bon pouvoir. J'étais beeeen contente!

 
Fait que ça c'est moi pis mon pote



Après ça, je suis allée boire un thé Darjeeling sur un terrasse pour relaxer (t'sais, grosse journée quand même!) et écrire. Pas à plaindre, la fille! J'y suis restée environ trois heures en savourant les changements de lumière sur la stupa.



Note à toi public: Je pars en trek demain matin, donc pas de nouvelles jusqu'au 13 février. Cependant, tu en auras des mautadites belles!

Népal!

Mesdames et messieurs bonsoir,

C'est avec un joie immense que je vous annonce la saison deux de "Anne-Marie parcourt le monde".

C'est cependant avec exaltation, soulagement et nervosité que je vous annonce mon entrée au Népal. Je suis présentement dans un petit hôtel à Thamel, le quartier touristique pas si touristique que ça de Katmandou. "Oui mais on est dans le gros off de la saison touristique" c'est ça, ouais. En attendant, moi j'en profite pour marcher librement dans les rues et négocier les prix comme jamais héhé.

Pour me rendre, ça pas été facile. Des ennuis à la Anne-Marie. Rien de bien grave, bien sûr. Seulement un nombre incalculable de malentendus et de changements de plan. Je suis partie de Montréal pour London (quel incroyabement manifique accent! J'en suis folle), puis j'attérie à Mumbai (anciennement Bombay. J'y ai attendu mon prochain avion durant 12h et ce, sans dormir car le plancher était pas propre – les femmes changeaient la couche de leur bébé directement dessus- et je feelais pas safe de ne pas garder un oeil assidu sur mon sac... c'était long, bref) j'ai finalement attéri à Katmandou, ville au nom magique. Ça vous fait pas rêver, vous?

Qui dit nouveau pays dit quelques ajustements.

1. Faire face à 11h de décalage horaire

2. Setter ses intestins avec les us et coutumes du pays

3. Switcher de "Hola!" à "Namasté"

4. Inverser les coups d'oeil en traversant la rue (ils roulent à gauche, eux-autres)

5. Convertir mentalement 1$ en 87 roupies (vraimentpas facile!)

6. Ne pas jeter le papier dans la toilette

7. Ne pas espérer de l'électricité avant 20h

8. s'habituer à être seule et faire absolument ce que je veux qund je le veux (weird!)

9. Avoir une possibilité infinie d'incroyables trek!

10. Jouir d'absolument tous les instants!!!

Bref, les choses se passent plutôt bien, ce matin je me suis perdue (sérieusement, SÉRIEUSEMENT, qui a construit cette ville? Ça n'a aucun sens!) en cherchant un resto, alors j'ai découvert un nouveau coin de la ville et un resto charmant!


Après je me suis promenée dans ville comme une enfant. Tous les vêtements de hippies que je m'achetais beaucoup trop cher au Merlin sont devant moi a un prix, ma foi, plus qu'abordable! Aussi, j'ai vu des millions de drapeaux de prière un peu partout. C'est tellement beau....


 Et ce soir, j'ai mangé mes premiers Momos. C'est un met hyper traditionnel népalais. Je crois que ce sera le début d'une longue histoire d'amour, j'adore ça! Ce sont comme de petits empanadas. On peut les avoir steamés, grillés, fris ou une autre affaire que j'ai pas compris. 1$ la batch de végétariens, ça vaut la peine en maudit!

Pique-nique à l'hôtel


 Et s'il y a des choses en particulier que vous aimeriez savoir sur le Népal, vous pouvez toujours me les demander! Je vous garanti pas d'aller dans le Haut Mustang pour vous, cher public. Je ferai le tout dans l'ampleur de mes moyens! 
Bonne nuit!!!



mercredi 2 janvier 2013

La maison

C'était bien le Pérou, mais dans les conditions où je l'ai vécu, je suis contente de retrouver la maison pour les raison suivantes: 
- Je peux cuisiner
- Je peux jouer dans la neige
- Je peux voir mes amis et ma famille
- Je peux boire de la BONNE bière
- Je peux utiliser le Vitamix et le déshydrateur de ma mère (héhé)

Mais surtout, surtout parce que je peux faire des trucs comme ça!
Les granolas à  Lysa    http://cookingwithlysa.blogspot.ca/
 et ça aussi
Fromage cru au cajoux de Crudessence
Des dîners parfaits comme ceux-ci
(Soupe crue aux épinards et pistaches, craquelins crus au sarrasin déshydraté, fromage cru de noix de macadam, tomates séchées déshydratées maison. mmmmmmmm...)
Collaboration mère fille
Et surtout, surtout!
Le fameux nutella cru de Lysa!

Bref, en cette belle année 2013, je souhaite autant de plaisir à vos papilles gustatives que les miennes en ont!
Et je tiens à vous rappeler que oui, présentement je suis proche, je suis à la maison, mais je vous invite à continuer de me suivre après la fin janvier, pour de nouvelles aventures dans un autre coin du globe.... 

Bonne année!

dimanche 23 décembre 2012

12/12/12

Nous l'avons choisie, notre date pour le départ au Huayna Potosi!
Si vous googlez ce nom, vous apparaîtra 10 000 agences tenant des propos du genre: la montagne de 6 000 mètres d'altitude la plus facile à gravir! Ouin.
La plus facile ne veut pas dire facile, ne nous y méprenons pas.

Depuis le 30 novembre déjà mon amie est venue me rejoindre au Pérou afin de profiter de mes 17 jours de vacances avec moi. Nous sommes parties de Lima vers le sud, direction Aréquipa. Nous avons pris le chemin du canyon de Colca où nous avons passé trois jours a admirer les Condors et les paysages vastes. Puis, par suite logique, nous avons pris la direction du Puno, où nous sommes allées faire un tour sur les îles et contempler le lac navigable le plus haut au monde, wouhou.

Bref, nous l'avons traversé afin d 'arriver en terre Bolivienne, nous avons demeuré quatre jours à La Paz afin de nous habituer un peu à l'altitude (tout de même, c'est la plus haute capitale au monde, avec ses 3 800 mètres au dessus du niveau de la mer!) et cela, dans le but de s'engager sur la célèbre terreur qu'est le Huayna Potosi.

La Paz

Voilà comment, le 12/12/12 à 9h40, nous embarquions à bord du véhicule de l'agence direction le premier camp de base de dudit monstre de roc. Cette cabane est déjà élevée à 4 640 mètres, d'où nous commençons déjà à ressentir certains symptômes dus  au manque d'oxygène. Nous y avons diner puis digérer, et sommes finalement partis pour un glacier situé au bas de la montagne, à 1h30 de marche.

Nous l'avons atteint avec quelques difficulté; le pas est lent, l'équipement est lourd. En effet, nous nous y rendions afin d'avoir un cours sur les techniques de base de l'alpinisme, car nous n'y connaissions rien. Alors donc nous y voilà, crampons aux pieds piolet à la main le coeur en chamade, prêts à affronter n'importe quoi.
Le cours dura l'après-midi au complet et de rebroussâmes chemin vers le camp avec la tombée de la nuit. Nous y fîmes un feu afin de faire sécher le matériel non imperméable (?!) prêtés par l'agence  et être fins prêt pour le lendemain.



lundi 26 novembre 2012

Ampoule au pied pis sourire dans face, ya pu rien qui m'agace.

En ce magnifique dimanche 25 de novembre, jour international de l'élimination de la violence faite aux femmes (ce thème prenant tout son sens ici, en terre péruvienne), nous avons revêtu, le groupe de gringos au complet, notre chandail jaune moutarde et y avons épinglé notre numéro d'identification. À neuf heure, le signal partait; nous nous lancions, parmi les environ 300 autres participants, sur l'avenue Arequipa. 6 kilomètres pour contester contre la violence faite aux femmes.

Cette "carera" organisée par Amnistie Internationale au Pérou tient a rappeler aux citoyens à quel point cette problématique est présente et grave. en effet, une femme meurt à tout les huit heures par manque d'accès aux soins de santé adéquats. Amnistie affirme que la violence envers la femme est une histoire de machisme, oui, mais plus encore; le manque d'institutions de santé pour elles serait également un comportement de violence. En effet, le gouvernement ne respecte pas ses engagements et son peuple; il  ne pallie pas aux besoins de son électorat.

C'est donc avec du manu Chao dans les oreilles, les fourmis dans les pieds et la cause dans le coeur que j'ai parcouru mes six petits kilomètres au trot. Bien satisfaite de mon dimanche!

photo de champions! tous sur le no 1 du podium!!

jeudi 22 novembre 2012

Aborto

Le sujet de l'avortement au Pérou est fragile, délicat.
Le contexte social l'affine, le définie, le détermine. En effet, la culture machiste est un grand facteur influent sur le thème de l'avortement. Selon cette idéologie, la femme est la propriété de l'homme et, par le fait même, sa sexualité lui appartiendrait. Bullshit.

Il est évident que le pays n'est pas près d'aborder le sujet de l'Avortement complet. C'est trop gros, un trop grand coup à donner. Cependant, le taux d'agression au Pérou est impressionnant, et le taux de grossesses en résultant également. En effet, ici au pays une femme sur cinq a déjà souffert de violation sexuelle avant l'âge de 15 ans. De plus, neuf grossesses sur dix chez les jeunes filles du même âge sont le fruit de l'inceste. C'est là qu'apparaît le sujet: ces enfants, victimes d'abus sexuels, ces adolescentes que l'on a violé comme des chien, ces femmes qui se croient appartenir à leur conjoint et de fait, se font régulièrement violées par ceux-ci (une sur dix le vit!), devraient-elles avoir le droit d'avorter ou non? Voici le combat actuel, voici le droit revendiqué.

C'est avec ce titre en tête de page blanche que nous nous présentons, lors d'événements publics, afin de collecter les signatures. Et c'est lors que ces occasions que mon esprit occidental apprend à se taire et pratiquer le contrôle sur soi-même. La réplique dédaigneuse de certains hommes péruviens me coupent les jambes en quatre. Je respecte l'opinion d'être contre l'avortement. Cependant lorsqu'un homme tente de m'enseigner qu'avorter revient à commettre un meurtre, alors que le Pérou est le pays avec le plus au taux au monde de féminicide, j'ai bien envie de sortir mes moins jolis mots d'espagnol et de lui dire qu'un foetus n'a pas pas plus d'âme que lui en a.  Lorsque j'entends que les femmes cherche l'agression en se vêtant de mini-jupe et décolleté, la rage me prend au ventre.

Mais le peuple est motivé; il doit détenir la signature de 0.3% de l'électorat du pays. Il y a un moyen plus court de faire passer le projet de loi; se faire représenter par un congressiste qui défendra le projet et le proposera au congrès. Seulement voilà; parler d'avortement au Pérou semble un suicide professionnel pour tout congressiste qui oserait s'aventurer à défendre une telle idée. Alors, par lâcheté, ce sont les femmes d'organisations sociales qui descendent dans la rue avec leur t-shirt lilas et leur pad en playwood afin de sensibiliser la population sur le thème de l'avortement.
La motivation est belle, ces femmes sont braves. Un jour, le Pérou les entendra.