dimanche 7 avril 2013

Sagarmatha

Mise à niveau: Sagarmatha, communément appelé Everest, est ce monstre de hauteur (8 847 mètres) surplombant l'Himalaya. À moitié au Népal à moitié au Tibet, cette montagne n'a pas de frontière quant à ce qui est des victimes.

Un pas pire spot que t'as là ma Anne-Ma!


Le 27 mai passé, j'ai pris l'Avion de Kathmandu pour Lukla, cette petite ville touristique à l'origine du sentier menant à l'Everest. 12 jours passés en montagne, loin de tout moteur, stress... et douches.

Je ne décrierai pas ici le trek au complet, vous vous lasseriez de le lire avant la moitié. Cependant,je vous dirai seulement que ce fut une expérience incroyable. J'ai repoussé mes limites au delà de ce que je me croyais capable de faire, j'ai frôlé les glaciers et les déserts en 12 jours, j'ai vécu dans le ventre de l'Himalaya pour vrai. Ça a quelque chose de vertigineux, je vous assure.

"(L'everest) C'est un immense caillou noir que l'on aura échappé par mégarde au milieu d'un jeu de bille. Voilà."
L'Everest n'est pas beau, loin de là. Il jure affreusement avec l'immaculée qui l'entour. Et il enfle, et il enfle avec toutes les histoires, les légendes et les mythes qui le gonflent. Il en impose, ça c'est clair.

Viens pas me dire que ce caillou noir est beau. Non.

En redescendant, j'ai rencontré quelques expéditions qui visaient le sommet. Par exemple, ces deux meilleurs amis d'Argentine, deux hommes frôlant la cinquantaine guides pour l'Aconcagua, la plus haute montagne d'Amérique (ils l'ont grimpé respectivement 59 fois) qui décidaient finalement à se lancer pour l'Everest. J'ai tenté de les prévenir; c'est dangereux, n'y allez pas. En plus, elle est même pas belle, ça vaut pas le détour.
Rien à y faire; les hommes sont lancés pour mai.
À la table d'à côté, un jeune homme du Mexique, 33 ans, s'est joint à la conversation, heureux de discuter en espagnol. Pour sa part, il compte gravir l'Everest en solo côté sud-ouest, soit au Népal, en mi-mai et, dix jours plus tard, entreprendre à nouveau son ascension mais cette fois-ci, du côté du Tibet. Afin d'être bien préparé, il me dit tout bonnement qu'il revient tout juste, il y a deux semaine, d'un Ironman dans son pays. Juste pour l'entraînement, garder la forme, qu'il dit.
Peu de temps après, il y a cette jeune fille qui arrive dans notre tea house avec sa brigade. Nous écoutant parler du sommet (on a passé à l'anglais entre-temps), elle se joint à la conversation. Mélissa, USA, 29 ans, s'est déjà rendue par quatre fois au sommet. En plus, elle est hyper belle.

Bref, ce trek m'a désappointé de tous les côtés; ce qui se présentait pour moi comme l'un des plus grands trips de ma vie s'est relativisé à une simple expérience, un avant goût de ce que pourra être le futur. Moi qui m'engageais vers la plus impressionnante, belle, immense montagne du monde fut désillusionnée face au caillou noir que se révéla être l'Everest.
J'en sors changé, c'est certain.
La question est:
Quelle sera la prochaine montagne?

Un all you can eat sur le top de l'Himalaya, je comprends dont, avec cette altitude-là, c'est impossible de manger!

1 commentaire:

  1. Eh oui,


    souvent, dans nos têtes d'Étourneaux, on se fait des scénarios, beaux comme des couchers de soleil, ou bien comme les bélugas qui chantent dans le Fjord. Mais on mange souvent des claques dans face, voilà tout, ou bien des petites déceptions qui nous étrippe le ventre jusqu'à ce qu'il casse.

    Mais faut pas abandonner la randonnée de l'émerveillement ; comme tu t'en doutes probablement, il surgira d'un buisson sans que tu ne t'y attende

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