lundi 12 novembre 2012

P.U.T.A.S.

Je me suis récent aperçue que j'utilisais beaucoup ce blogue pour chialer et évacuer mes frustrations sociales et mes intolérances en ce qui attrait à l'éthique de la culture péruvienne. Le thème du machisme et des Piropos (les hommes sifflants ou soulignant, de manière animale, la présence d'une femme dans la rue) est récurent dans mes sujets de montée de lait.
Cependant, il est important de mettre en couleur la marche qui a eu lieu ce samedi 10 novembre, place Bolognesi à Lima, la marche des P.U.T.A.S. Mais qu'est-ce, diront certains.
Le mouvement P.U.T.A.S. (Por Una Transformación Autentica de la Sociedad) a vu le jour au Canada suite à une déclaration de l'officier de police Michael Sanguinetti affirmant que les femmes devraient éviter de se vêtir telles des putes si elles ne veulent pas se faire violer. Ces propos violents ont fait des vagues dans le pays, puis plus loin encore; les gens se sont révoltés contre le machisme évident de cette déclaration et c'est ainsi que le mouvement de la PUTAS es né. Afin de revendiquer la liberté vestimentaire, sexuelle et psychologique des femmes. Qu'aucun prétexte, particulièrement pas celui des vêtements, doit justifier la violence d'un homme envers une femme.
C'est donc dans cet esprit de revendication des droits et surtout, surtout du respect de la femme qu'une couple de centaines de manifestants se sont réunis à Lima, samedi, afin de marcher ensembles et de témoigner de leur désaccord.

Le comportement le plus intolérable du machisme que je soulignai dans mon précédent article était la manière dont les femmes l'acceptaient. Acceptaient cette supériorité masculine, cette dominance acquise, pratiquement due. C'est ce qui m'aberrait le plus. Cependant, grâce à certains événements comme celui de cette fin de semaine, je vois, je crois qu'il y a une force de caractère chez les femmes, et les hommes, chez les Péruviens qui désirent un réel changement, car il y a une certaine population qui descend dans la rue afin de s'y battre. Je constate qu'il y a une part des habitants de cette ville qui ne supporte pas de se faire siffler dans la rue; qu'il y a une part des habitants de cette vile qui ne l'interprète pas comme un compliment, mais bien comme un manque de respect. Et qu'il est possible de changer cette manière de vivre, que nous devons le faire.

J'ai dû être témoin de cette belle preuve de motivation et persévérance que de loin; une jolie gastro me forçait à rester proche de services hygiénique. Cependant, j'ai pris part aux préparatifs, j'ai accompagner les troupes dans leurs démarches et j'ai crié après tous ceux qui m'ont sifflé dans la rue, cette journée-là.
 Le peuple péruvien m'a hautement impressionnée.          



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