"Élever
une fille, c'est comme arroser le jardin de son voisin" Proverbe
népalais
Être une
femme au Népal n'est pas aussi rose que leurs saris.
À première
vue, ce n'est pas si mal. Il est possible d'observer plusieurs femmes
à la tête d'entreprises commerciales. Les plus courantes sont les
guest house, les restaurants pour touristes, agences de massages,
etc. En effet, de façon tout à fait ironique, l'manciaption de la
femme népalaise doit beaucoup à la guerre. L'armée chinoise est
venue recruter bon nombre de gaillards népalais qui souhaitaient sur
faire un bon moments; reconnus pour leurs habiletés en montagne et
leur endurance, on les embauchait facilement. Or donc, les femmes se
retrouvaient seule au foyer, et reprenaient – ou démarraient -
l'affaire familiale.
Cependant, il
n'en est pas toujours ainsi.
Le trafic
humain est aussi une réalité du pays; entre 10 000 et 15 000 jeunes
filles sont vendues et déportées en Inde chaque année. Là-bas,
elles travaillent comme domestiques dans des maisons de riches, comme
ouvrière dans les usines ou encore comme prostituées en maisons
closes. On soupçonne, à ce jour, qu'une centaine de mille de jeunes
Népalaises travailleraient dans le milieu du sexe en Inde. La moitié
d'entre elles seraient séropositives. Et lorsque les symptômes de
la maladie paraissent, elles ne peuvent plus travailler et
retournent, la majorité du temps, dans leur famille au Népal. Ne
soyez pas soulagés si vite: elles y sont généralement également
rejetées, car perçues comme souillées. Aucune assistance sociale
n'existe à ce jour pour prêter main forte à ces jeunes filles
abandonnées.
Ceci dit, pour
tenter de contrer la vente des enfants, une organisation népalaise,
la Nepal Youth Foundation "procure un porcelet et un stock de
kérosène à chaque fille gardée à la maison". Brillant! Les
résultats semblent encourageant.
Pour ce qui
est des femmes adultes du pays, les conditions de vie ne sont pas
facile. 35% d'entre elles sont alphabetisée (contre 49% chez les
hommes. Elles sont les premières à quitter l'cole en cas de
situation économique difficile de la famille), le taux de mortalité
est nettement supérieur à celui masculin, les heures passées au
travail également. Ceci dit, le salaire reçu n'est en aucun cas
comparable; une fille vaudrait fondamentalement moins qu'un homme.
De vieilles
traditions existent au pays. Bien qu'abolient pour la plus part entre
les années 1920 et 2 005, on peut soupçonner qu'elles restent
implicitement dans les moeurs. Par exemple, lorsqu'une femme perd son
mari, selon le sati, elle devrait se jeterdans le feu lors de
la crémation de son homme. Également, les Népalaises de plus de 35
ans ne peuvent obtenir un passeport sans l'autorisation de son mari.
Par contre,
les avancées des droits féminins sont indéniable. Le droit à
l'avortement fût voté en 2002, certaines mesures favoisant
l'intégration des jeunes filles à l'école sont appliquées dans
certains secteurs et plusieurs traditions barbares tentent à
disparaîtres.
Peut-être un
jour, les Népalais rciteront-ils ce proverbe:
"Élever
une fille, c'est semer la première graine d'un champ de blé".
Wow Anne-Marie ! Comme c'est intéressant de lire ton article ! Je m'intéresse beaucoup aux conditions de vie des femmes autour du monde ( au Québec aussi) et ça m'étonne toujours de savoir à quel point elles sont encore aujourd'hui victimes de préjugés, de stéréotypes et d'inconsidération (est-ce un mot?). En tout cas, super plaisant à lire!
RépondreSupprimerAlany
Merci! Contente que mon article te plaise et que ça démystifie un peu la situation des femmes! C'est tellement un sujet chaud, partout dans le monde!
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