samedi 13 octobre 2012

première fois

Mercredi, j'ai donné mon premier atelier, seule, dans une école secondaire.
Un collège privé de la quatrième zone de Collique m'a accueilli et m'a prié de donner à ses élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire (tous dans la même classe... pour un total de treize élèves) un atelier sur l'alcoolisme. Bon.

Premièrement, on observe ici une certaine ironie, vue mon passé de serveuse en microbrasserie (quasi trois ans, quand même) et mon goût incontestable pour la bière. Deuxièmement, y a-t-il plus critique et moins patients que des élèves du secondaire? Je savais à l'avance que mon humilité allait, disons-le, manger une claque. Car le fait est que, malgré tout, malgré mes trois mois passés ici, mon espagnol n'est pas suffisamment fluide et naturel pour me poster devant une classe de secondaire et mettre en application mes apprentissage d'animation de groupe vue lors de ma technique en travail social. Troisièmement, le facteur fièvre et maux de tête s'est rajouté; pour la première fois du voyage, je ne sais pourquoi, j'avais mal à la tête depuis trois jours, quelques étourdissements et beaucoup de fièvre, le tout ponctué de mauvaises nuits... Probablement un autre petit virus. Je devrai élaborer un petit jeu pour remédier à tout ça, mais n'est pas là la question du jour.

Bref, je crois m'être débrouillée, avoir été comprise. Les jeunes répondaient avec brillance aux questions que je lançais et les réponses étaient très intéressantes et pertinentes. Les conditions "d'enseignements" étaient cependant très différentes de celles du Québec: le bruit était incroyable en raison de l'absence de fenêtres, des classes très près les unes des autres, du gymnase à ciel ouvert au bout du corridor et des bruits de la rue. De plus, la concentration des jeunes m'ait apparue plus précaire que jamais. Je devais constamment être dynamique, solliciter leur attention et leur participation. Joli défi!

J'ai appris avec amertume que neuf élèves sur treize croient avoir un proche alcoolique. Lorsque que j'ai exposé les symptômes d'une telle personne, j'ai senti un étonnement et une réflexion chez les élèves. Je crois qu'ils ne considéraient pas la chose ainsi...
Enfin. C'est seulement signe que le travail doit continuer, que je dois perfectionner ma présentation et avec un peu de chance, je pourrai la donner également aux parents de l'école!
À suivre...



p.s. mine de rien, je travaille aussi, de temps en temps!

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