mercredi 3 octobre 2012

Que je ne suis pas ailleurs. Non

détente
désert rose - Réserva Nacional, Paracas
Ce qu'il y a de bien avec le Pérou, c'est sa diversité.
En effet, lorsque les Péruviens me demande ce que je pense du Pérou, comment je le perçois, ce qui me frappe ou ce que j'aime, la première chose qui me vient en tête est la diversité. Le Pérou est un échantillon du monde.
On y trouve tous les climats et les saisons à la fois. Alors que l'hiver bat de son plein sur le bord de la côte ouest dans la région de Lima, à l'est, à Cusco, la chaleur de l'été enivre les touristes. Durant ce temps, un peu plus au sud, c'est le printemps et les petites pluies revivifiantes et quelque part au nord, l'automne s'annonce.
Au Pérou, on trouve jungle, désert, glacier et montagnes, c'est au goût. On y trouve des quartiers riches sans bon sens et des ghettos pouilleux. On y trouve des fruits exotiques et du céviché, on s'y trouve.
Oui voilà; au Pérou, on se retrouve. Parmi tout ce que nous aimons et ce que nous détestons.

Cette fin de semaine comprenait le lundi et mardi de fériés, raisons politique. J'en ai profité pour descendre un peu au sud, courir après le soleil et le calme. Je suis donc partie seule le dimanche matin avec le bus de 8h00 a.m. et ai longé la côte ouest jusqu'à Ica, quelques centaines de kilomètres au sud. Durant les cinq heures qu'ont durées le trajet, je vis défiler sous mes yeux le paysage éclectique. Nous sommes passés du bidonville sale et humide à un quartier de côte bien nanti avec ses blocs appartements blancs immaculés et ses balcons "vue sur la mer" (clin d'oeil à Soso). Puis, avec surprise, j'ai longé plusieurs vignobles qui semblaient perdus à travers les dunes de sables format mont Bellevue.
Je suis finalement arrivée à Ica et ai détesté cette ville au premier instant. Bien que construite dans le désert et brûlante sous le soleil du midi, aucune ville ne m'a jamais parue aussi froide. Le regard des gens et la construction de la ville m'ont répugné; je n'y suis pas restée vingt minutes. Rapidement, j'ai pris un taxi pour Huacachina, oasis où s'échouent avec complaisance les touristes épuisés.
Bien que hautement touristique et polluée, cette petite ville de 200 habitants construite autour d'une lagune un peu boueuse m'est apparue très sympathique. J'ai pu monter sur les dunes de sable fin et admirer le coucher le soleil dans le plus beau désert du Pérou. J'ai soupé dans un restaurant péruviens et y ai mangé le meilleur Lomo saltado de ma vie, bien arrosé de aji (je suis folle de ce piment!). Je me suis finalement endormie assez tôt sur la cabane hissée sur le toît d'une pension un peu grano vers les onze heures du soir, au son des jeunes festoyant dans la rue.
Je suis repartie le lendemain matin assez tôt pour Pisco. J'aime cette ville vivante malgré son caractère ironique fantomatique, créé par les décombres et les vestiges de l'immense tremblement de terre de 2007. J'y ai bu me premier vrai Pisco sour... En jarre. En effet, j'ai croisé un Polonais et un Belge qui ont bien voulu se joindre à ma table et avec lesquels j'ai partagé le plaisir de boire un pisco à Pisco.
Durant la journée, je fus à Paracas, petite ville dans le même style que Huacachina, destinée au tourisme et quelque peu snob, mais sympathique tout de même. Son port m'a plu et sa réserve nationale également. J'ai marché à travers les dunes de sable rose vieillot, je me sentais dans la cuisine de mes parents. C'était à coupé le souffle! (ou peut-être était-ce la chaleur... C'était véritablement le désert, et véritablement une heure de l'après-midi. J'ai véritablement brûlé, comme toujours).
Bref, le Pérou offre vraiment de tout. De la montagne enneigée au désert, en passant par la jungle et le port à l'air salin. Je raffole de cette riche diversité et ai déjà hâte de repartir.

Aussi kitsch que cette phrase soit, le Pérou me fait prendre conscience qu'il y a toujours un soleil qui brille, pas trop loin. Et ça franchement, c'est fort.

Port de Paracas

Lagune de Huacachina

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire