Les restaurants chifa à Lima; immanquables. Ils sont
partout, parsème les rues de leurs parfums de caldo (bouillon) de poulet, tête
de poisson et maïs. Les effluves de riz frits et de limes s’y mélangent afin
d’assurer une quantité gênante de bave en bouche chez ceux qui oseront
s’aventurer en face du commerce.
Pourquoi? Pourquoi tant de Chifa et si peu d’italien, de
créole, de haïtiens, d’africain?
La raison est plutôt simple. Depuis la fin du dix-neuvième
siècle, une grande communauté chinoise est venue s’installée au Pérou, comme
travailleurs, pour ne pas dire esclaves. Pendant que les Africains suaient au
service des Américains, les chinois tentaient de préserver leur culture au
Pérou en composant avec les produits locaux. Toujours à la recherche d’une
meilleure qualité de vie, comme pour chaque personne immigrante. Apparemment
que ceux-ci seraient même impliqué dans la crise du Sentier lumineux, en 1980
mais ça… c’est une autre histoire.
Des rumeurs disent que le terme Chifa Serait basé sur les
mots « Chi », soit Riz en chinois, et « Faan », soit
manger. Les péruviens auraient associé ces deux mots pour former l’expression
courante Chifa.
Le restaurant où je vis est un de ceux-là. Le menu comporte
quatre choix, dont deux que je n’ai encore jamais vue en deux mois. Les plus
grands vendeurs : le caldo de galliano (bouillon de poulet) servi avec
pâtes et œuf dûr, et l’aeropuerto, soit un riz frit avec poulet, saucisse et
nouilles sautés dans le Wok. Véritables délices!
Ma mission : découvrir le secret du caldo de ma mère…
J’ai une piste intéressante qui s’appelle gingembre, mais il reste encore trop
d’inconnues dans mon équation pour être en mesure de la répéter au Québec… Je
suis pas inquiète, il me reste trois mois et demi pour les découvrir!
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