L’amour est assurément le thème
le plus exploité dans le domaine de la littérature. A un point qu’aujourd’hui,
les auteurs tentent même de l’éviter pour ne pas se positionner en danger de se
voir traiter de « Kitsch » (l’horreur). Ce thème a sans doute gagné
en popularité dans sa manière d’être abstrait et extrêmement subjectif. A
quelque part, ne cherchons-nous pas tous a se définir notre propre conception
de l’amour?
Henri Beyle, plus connu sous le
nom romantique de Stendhal, s’est défini ce sentiment à travers plusieurs
romans. Certe, il n’est pas très dans la vibe
littéraire de notre ère. Antique, ses idées (et sa personne) datent du
dix-neuvième siècle. Aussi vieux jeu soit-il, ses tracas et ses ambitions
restent, même aujourd’hui, d’actualité.
A travers le Rouge et le noir
(roman qui donnera un coup d’aile a sa renommée), ainsi que La Chartreuse de
Parme (son roman dit le plus achevé), on observe une quête de l’amour
véritable, une quête nettement plus profonde et spirituelle que celle de tous les
Roméo et Juliette de cette terre. Shakespeare raconte l’histoire d’un
sentiment; Stendhal défini la quête de ce sentiment. Au-delà des péripéties, il
y a une recherche de sentiment, de vérité. N’est-ce pas d’autant plus
d’actualité aujourd’hui? Ne savons-nous pas moins que jamais ce qu’est l’amour?
Fuck friends, ami avec plus, amoureux, époux, divorcé, chum, les nuances sont nombreuses. Mourrions-nous
réellement pour quelqu’un? Irions-nous jusqu'à donner notre vie pour l’amour?
C’est la question que se pose
Stendhal à travers les deux romans cités ci-haut. Il se demande si cette image
de l’amour fou pour lequel se sacrifier est la moindre de chose peut être réel,
ou est-ce juste le fruit d’un écrivain emballé. Oui, j’ai versé une larme dans La
Chartreuse de Parme. Non pas par désespoir rose mais plutôt par frustration.
Il a tellement raison.
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